La Mémoire de mon grenier #1 : Little Richard - 🎧Monkey Place Music🎧

La Mémoire de mon grenier #1 : Little Richard

La Mémoire de mon grenier #1 : Little Richard
La Mémoire de mon grenier #1 : Little Richard
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Retour dans le passé les amis. Et oui comme promis avec cette chronique nous allons dépoussiérer nos vieux vinyles et vous en faire découvrir quelques perles, pour la plupart tombées dans l’oubli de nos consciences. Nous allons revenir à quelques grands classiques des temps anciens qui ont formé la musique d’aujourd’hui (et j’entends toute la musique d’aujourd’hui..).

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Retour en 1957, quand le New York Times publie une série d’article concernant une certaine révolution en marche conduite par un Fidel Castro et un Che Guevara. Cette même année l’Australie gagne chez elle, la coupe Davis face au Etats-Unis,  et cette même année encore Jacques Anquetil gagne le Tour de France. Et plus marquant encore je trouve, Gaston Lagaffe apparait pour la première fois dans le journal de Spirou. Et puis le traité de Rome est signé et crée la C.E.E. Laïka est envoyé dans l’espace à bord du satellite Spoutnik II.

Enfin tout ça pour en revenir à la musique. Et oui c’est bien en 1957 que l’on entendit pour la première foi cette sublime phrase: “A wop bop a loo bop a lop bam boom“… Cette phrase qui selon beaucoup (j’en fais parti),résume à elle seule l’histoire même du rock’n’roll. Ce cri primaire, est dû à un jeune génie afro-américain du nom de Richard Penniman, ou encore plus connu sous son nom de scène Little Richard. Cette simple phrase sorti de son titre: Tutti Frutti,  son énergie scénique ainsi que tous les tubes qui vont suivre (présent sur ce simple album : Ready Teddy, Long Tall Sally, Jenny Jenny...), vont faire de lui une icône de l’époque.

Quittant le domicile familial très jeune, rejeté des siens pour son amour de la musique et son homosexualité. La scène et cette ascension fulgurante vont lui permettre de déchaîner les foules, qu’on soit noir ou blanc, hétéro ou homo, Little Richard arrivait à fédérer et à faire tomber ces ridicules barrières grâce à une énergie et une présence monstrueuses pour l’époque.

Ce n’est pas de manière volée que beaucoup lui donne le surnom de: “l’autre King“, sachant que le surnom de “King” est celui d’une autre grande légende: Elvis Presley.

Cet album “Here’s Little Richard” sorti sur le label Specialty (label qui produit John Lee Hooker…)  fut enregistré en septembre 1955 et octobre 1956, dans les mêmes studios qui ont accueilli un autre grand rockeur: Fats Domino. Sur ce 33 tours on y trouve toute la puissance du chanteur mais, aussi toute son exubérance. Vous allez me dire: “pas de grand album sans grand musicien“. Et je vous donne entièrement raison. Mais sur cette album nous retrouvons quelques grandes pointures de l’époque: Lee Allen et Alvin Red Tyler au Saxo, Frank Fields à la basse, Earl Palmer à la batterie et enfin Edgard Blanchard à la guitare.

Il faut tout de même le savoir, cet artiste fut plagié par les plus grands de la musique dont voici quelques exemples: James Brown, Otis Redding, Paul McCartney… mais beaucoup de ses titres furent repris par d’autres tel que: Elvis Presley (Tutti Frutti), Jerry Lee Lewis, The Beatles, The Kinks…

Effectivement pour finir Little Richard avec ce 33 tours, fit un bond fulgurant en passant de banal chanteur de bar à celui de star internationale.

Mais je pense que ce que nous devons retenir de ce long play (LP), c’est l’énergie qu’il nous donne à l’écoute, c’est la rage de vaincre que Richard y met dans chaque titre.

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Et puis pour finir ce que j’aimerai que l’on retienne aussi de lui (même s’il est encore en vie hein on se calme), c’est qu’il était (oui je parle au passé car à 82 ans je pense qu’on lui en voudra pas si il n’a plus la même fougue qu’auparavant) un excellent pianiste et guitariste, au style dynamique et explosif. Compositeur de génie, il signe tout de même huits titres de ce 33 tours. Et puis en public présentant un show, un vrai show, un show à l’américaine, explosif et magique, libérateur et rêveur. Il réussit à électriser les foules et à faire oublier le temps d’un concert, les différences de couleurs de peau, de sexualité. Je finirais en disant que c’était le prophète du “A wop bop a loo bop a lop bam boom”. Ce vinyl, ce 33 tours, ce Long Play, changea la face de la musique.

 


Pour en savoir plus sur Little Richard :

Little-richard

https://rockhall.com/inductees/little-richard/bio/