La Mémoire de mon grenier #5 : The Who - Who's next - 🎧Monkey Place Music🎧

La Mémoire de mon grenier #5 : The Who – Who’s next

La Mémoire de mon grenier #5 : The Who – Who’s next
La Mémoire de mon grenier #5 : The Who – Who’s next
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The Who

Alors qu’est ce qui ce passe en 1971? Alors tout d’abord, l’objet de tous mes soucis: la CARTE BLEUE est inventée, Jim Morison finit six pieds sous terre au cimetière du Père Lachaise et rejoint ainsi le tristement célèbre Club des 27, Coco Chanel nous quitte également. Jimi Hendrix nous sort son album: The Cry of Love, Lenon nous met sur la table son album Imagine d’où sort le titre éponyme et fait un carton dans le monde entier. Fin janvier Apollo XIV décolle, le Concorde 001 fait également un vol transatlantique. Chose assez hallucinante, l’Empire Perse fête ses 2500 ans d’existence à Persépolis.

Bref sinon, cette même année, nous avons un groupe British , venu de Londres qui nous sort son cinquième album qui a pour nom: “Who’s Next”. Ce groupe? THE WHO. Et oui surement que ce nom ne vous dit pas grand chose et que cet album vous est même totalement inconnu. Et pourtant je peux vous jurer que vous connaissez au moins un titre de cet album!

The WhoDonc déjà il faut savoir que cet album est un vrai Chef-d’œuvre en soit car il allie à la perfection le Hard Rock de l’époque et les premières expérimentations de synthétiseur qui amène ces côtés un peu électroniques que l’on retrouve sur l’album.

“Who’s Next” est le petit frère ou l’enfant; je ne sais pas vraiment comment le décrire en faite; d’un projet d’opéra rock que menait le groupe à l’époque: Lifehouse, qui devait n’être rien d’autre que la suite de l’album Tommy.

Finalement le groupe décide de laisser tomber ce projet bien trop compliqué. Et d’écrire un album de rock plus classique en s’inspirant tout de même du travail qui avait été fait sur Lifehouse, pour sortir l’album “Who’s Next”. Finalement j’ai envie de dire que ce n’est pas une mauvaise chose car quand on voit le nombre de morceaux magiques que comprend cet album ça aurait été une pure perte pour l’humanité qu’ils ne le sortent pas.

Donc quand je vous disais que vous connaissiez au moins un titre de cet album je vous mentais pas héhé. Et oui ce sublime titre: Baba O’Riley, n’est rien d’autre que le générique de début des Experts: Manhattan. Pourquoi ce titre The Whoaussi bizarre? Tout simple : Pete Townshend (guitariste, leader et compositeur de The Who), à mis dans ce titre ses influences philosophiques et musicales. Alors la philo c’est la première partie du titre: BABA en référence à Meher Baba, gourou indien qui disait être “l’avatar de son temps”, et la musique pour RILEY en référence cette fois ci à Terry Riley, musicien et expérimentateur des synthé.

En gros cette musique est l’alliance de ses deux concepts. Je m’explique en gros ça serait l’esprit de Meher Baba qui aurait été foutu dans un Pc (qui correspond donc à Terry Riley). Donc Baba en mode Riley. Soit si on traduit le “O” qui est en celte le “De” français (le “De” que l’on trouve avant un nom de famille hein) qui marque les titres de noblesse, le titre de cette musique serait traduit en français: Baba de Riley.

the who

Ensuite on enchaîne sur titres plus spéciaux je trouve: Bargain! Cette piste qui nous raconte tous simplement la perte de son ego personnel (pour Pete Townshend, pas pour nous hein) en tant que disciple de Meher Baba. En gros il nous explique qu’il aimerait vraiment tout perdre pour ne faire plus qu’un avec Dieu. (Je vous le concède pas tout à fait net le Pete).

Troisième piste de l’album: Love Ain’t For Keeping. Cette track acoustique dénote totalement du reste de l’album. Déjà elle ne fait que 2 minutes et 11 secondes. Elle a une construction plus que simple, des accords relativement simples eux aussi, un solo de guitare. Et c’est une mise en avant de Roger Daltrey qui au chant nous montre toutes ses capacités vocales, avec par exemple les harmoniques qu’il nous cale durant le pont. Puis celle-ci nous parle de la vie campagnarde et de la communion qui est possible avec la nature.

Bon je saute volontairement une piste pour atterrir sur The Song is Over, qui est d’une part la plus longue de l’album. Pete nous sert la une réflexion sur la musique, mais il nous sert également un morceau ultra complexe. Des changements de tonalités, des changements de rythme vraiment flagrants entre les couplets calmes et posés qui dénotent avec des refrains conquérants et énergiques. Il faut le savoir mais le groupe ne l’a jamais joué en live du fait de cette complexité flagrante.

Puis la The Song Is Over se termine, on atterrit la sur Getting In Tune qui finalement complète ou disons prolonge la musique qui la précède. Et oui on retrouve un piano omniprésent, des couplets posés et des refrains qui cartonnent. Pour finir sur une track qui donne l’impression d’être un hymne. Pete l’a également écrite en se basant uniquement sur la musique. C’est à dire que cette fois il nous parle des problèmes qui découlent de la musique, en tout cas textuellement c’est du point de vue technique (“I’m singing this note ’cause it fits in well with the chords I’m playin“, “Je chante cette note parce qu’elle sonne bien avec les accords que je joue“) mais également le chanteur nous balance qu’il est lui aussi également “accordé” (“i’m in tune”) . Chanson encore relativement complexe à comprendre mais vraiment cool à écouter.

the who

Je vais finir par l’avant dernière piste de cette galette qui est: Behind Blue Eyes

Pour la première “Behind Blue Eyes”, que l’on peut traduit littéralement par “Derrière les yeux bleus”. Pour cette track nous savons exactement quand est-ce qu’elle à été écrite. Effectivement à la suite du concert de Denver (Colorado, USA), le 9 juin 1970, Pete fut attiré par une groupie. Résistant à la tentation, il rentre à sa chambre d’hôtel et commence l’écriture telle une prière.

C’est une chanson à deux temps si j’ose dire, car on commence posément sur des riffs acoustiques, de la guitare avec la voix de Roger Daltrey, puis un peu plus long sur la piste on se retrouve avec l’arrivée de la basse de John Entwistle qui est toute timide. Puis un break de batterie et l’arrivée des grattes électriques légèrement saturées nous font passer dans la seconde phase du morceau, un rock “plus agressif” se met en place alors. La musique se termine avec les premiers The Whovers de la musique: “No one knows what it’s like, To be the bad man, To be the sad man, Behind blue eyes”. 
Pour la compréhension de cette musique plusieurs “théories” s’opposent, mais une ressort et celle dont je crois au vu de la psychologie de Pete Townshend (il avait les yeux bleus également). En gros il nous raconte un peu son histoire, ou du moins ce qui le blesse et le morfond. Il souffre lui même du fait que personne ne comprend ce que ça fait d’être comme lui, avec ses rêves, ses peurs, ses déceptions et la pression qui pèse sur lui dans sa vie de tous les jours mais également de la pression qu’il subit par rapport au groupe et à l’industrie de la musique.

Si on a une chose à savoir de cette piste c’est qu’elle à été reprise plus d’une fois et par bon nombre de groupes de rock (cf Limp Bizkit) et même elle fût samplée par un grand rappeur, peut-être le plus grand de notre génération (génération 90/2000) Eminem.

1971, année compliquée pour le Royaume-Uni. A l’heure où le pays doit prendre conscience de sa réalité, loin des utopies” Woodstockiennes”. Les Beatles partent dans un délire psyché qui laisse à l’abandon bon nombres de britanniques qui se trouvent soudainement orphelins musicalement. Jimmy Hendrix, Janis Jopplin et Jim Morison tombé pour une cause du “tout pour le tout”. The Who est arrivé avec un album qui éclabousse et qui en met plein la gueule à tous le monde. Critique de ce monde et réaction pour un monde peut-être meilleur, ne passez surtout pas à côté de ce monument musical. Vous pourrez vous poser pour réfléchir, danser pour vous motiverr ou même vous reposer sur ce fabuleux album.


 

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